Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Sur un air d'Ukraine...

Jeudi 29 octobre 2009
Une fois n'est pas coutume, ça vaut donc le coup de le mentionner, un article élogieux dans le Fig-Mag sur Kiev, son architecture et son patrimoine historique:
"Dotée d'un patrimoine aussi riche que son histoire, la plus injustement méconnue des grandes capitales européennes est une ville séduisante et vivante. Cap à l'est."


Pour lire le reste de l'article, Kiev, l'élégance du baroque cosaque du 24/10/2009, de Leif Blanc dans le FigMag, cliquez sur le lien suivant:
http://www.lefigaro.fr/voyages/2009/10/24/03007-20091024ARTFIG00112--l-elegance-du-baroque-cosaque-.php
Par Kiev Accueil
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 15 septembre 2009

Comment ne pas passer cette année 2009 sans évoquer le grand événement littéraire, la célébration du bicentenaire de la naissance de Nicolaï Gogol (1809-1852). Cette commémoration a donné lieu à une nouvelle querelle entre l’Ukraine et la Russie qui revendiquent toutes deux son héritage.

 

Né en Ukraine dans la région de Poltava dans une famille de petits propriétaires, Gogol a vécu jusqu’à l’âge de 20 ans dans cette partie de l’Empire russe avant de « monter » à Saint-Pétersbourg pour achever ses études. Mais il a passé la plus grande partie de sa vie ailleurs, à Saint-Pétersbourg notamment mais également en Allemagne, Italie, France, a écrit en russe et est enterré à Moscou. Alors russe ou ukrainien ? On a pu assister cette année à une véritable surenchère entre les deux pays. La Russie a inauguré son premier musée Gogol à Moscou (l’Ukraine en comptait déjà 3) et a adapté pour la télévision nationale une des plus célèbres œuvres de l’écrivain, l’épopée ukrainienne Taras Boulba. L’Ukraine a, de son côté, organisé un festival Gogol dans sa région natale de Poltava. La 3ème édition du  festival international d’art moderne Gogolfest qui se tiendra à Kiev du 11 au 23 septembre s’est, quant à elle, placée sous l’égide de l’écrivain illustre (plus d’informations sur www.gogolfest.org.ua).

 

Loin de nous l’idée de trancher ce débat, un brin absurde. Nous n’en avons ni l’envie, ni surtout les compétences. Mais pourquoi ne pas vous proposer plus simplement de vous plonger ou replonger dans une des œuvres de jeunesse de l’auteur où l’univers ukrainien est le plus présent. Ainsi Les soirées du hameau, recueil de contes et légendes populaires entendus au cours de son enfance ukrainienne, est publié en 1831. C’est dans ce folklore ukrainien, très en vogue dans la Russie romantique des années 1820, qui a bercé son enfance que Gogol va puiser son inspiration. Publié sous un sobriquet à consonance ukrainienne Panko le Rouge, ce premier livre au succès immédiat va rendre le jeune écrivain encore inconnu vite célèbre. Alors sortons des sentiers battus et laissons nous enchanter par ces courtes nouvelles aux saveurs ukrainiennes, tantôt fantastiques, tantôt merveilleuses !

Par Kiev Accueil
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 17 décembre 2008

Les Ukrainiens se basent encore sur le calendrier Julien, aussi ne soyez pas surpris s'ils fêtent Noël le 7 janvier même si la nuit du 24 fait souvent l'objet de festivités pour se mettre au diapason de leurs voisins catholiques.
Noël orthodoxe est largement considérée comme une fête "retrouvée" pour l'Ukraine (en tout cas pour la partie centrale et orientale du pays).

A l'époque soviétique, elle ne figurait pas parmi les fêtes officielles du pays car considérée "religieuse" et par conséquent dangereuse.


« Quand j'étais écolière, on ne savait pas grand chose sur Noël. Juste après le jour de l'An, des festivités folkloriques étaient organisées, mais on ne comprenait pas trop à quoi ça rimait. Il y a neuf ans (donc, après l'Indépendance), cette fête est devenue officielle »,
précise Irina, trentenaire de Kiev.

Si Noël compte maintenant parmi les plus grandes fêtes de l’église orthodoxe et commence à devenir de plus en plus une fête familiale, le Jour de l'An reste encore le moment le plus important.


Les quelques jours précédant le Noël ukrainien sont marqués par des préparatifs religieux et festifs dont l'apogée est le "repas saint" ou sviata vechera, qui ne doit contenir aucune viande ni produit laitier. On retrouve surtout des céréales, du poisson, des légumes et des fruits. Dans le même esprit, point de beurre mais des gras végétaux et des huiles. Certains pourront penser que c'est un retour aux sources, les Ukrainiens étant un peuple agricole et leur cuisine s'appuyant essentiellement sur les céréales et les cultures maraîchères.


La table est toujours dressée avec une gerbe de blé. Souvent on dépose des épis de blé sur ou sous la nappe pour représenter l'enfant Jésus couché sur la paille. On sort les plus belles broderies qu'on se passe de génération en génération. On retrouve souvent deux nappes superposées, une représentant les membres de la famille, l'autre ceux qui sont décédés. Il y a toujours une chaise vide et un couvert pour l'âme des morts bien-aimés.


La pièce centrale est le kolach ou pain de Noël dont la forme circulaire symbolise l'éternité. On allume, au centre de la table, une chandelle représentant Jésus, la lumière du monde.

Le repas ou plutôt la « cérémonie » du repas commence avec l'apparition de la première étoile dans le ciel, rappelant l'étoile des rois mages indiquant la route vers Bethlehem.

 

Dans les campagnes, c'est à ce moment que le père entre dans la maison tenant une gerbe de blé appelée didukh représentant les ancêtres de la famille qu'il va placer sous l'icône.

En ville on se contente de déposer sur la table quelques épis de blé. Les festivités commencent par une prière et les traditionnels voeux de Noël "Khrystos rodyvsya!" (Jésus est né), auxquels toute l'assistance répond "Slavite yoho!" (Rendons grâce)

 


On sert alors 12 plats représentant les 12 apôtres. Le blé, si emblématique de la culture ukrainienne, sert d'ingrédient de base pour le premier plat. C'est le kutia, des grains de blé bouillis mélangés à du miel, des graines de pavot et des noix. Chaque membre de la famille doit partager le kutia qui symbolise la prospérité pour l'année à venir. Selon une vieille superstition, il faut lancer en l'air une cuillerée pleine de kutia. Si elle colle au plafond, la prospérité est assurée. De nos jours, cette coutume semble devenir moins populaire!

Ensuite vient le potage, l'incontournable borshch, cette fameuse soupe de betterave et de chou. Elle a une saveur particulière car en ce jour, elle ne peut pas être parfumée avec un morceau de viande ou un bouillon de viande. Puis, les poissons cuits au four, frits, servis en aspic ou marinés. Côté légumes, le repas ne serait pas complet sans pyrohy ou varenyky, ces "raviolis" ukrainiens farcis de pommes de terre et d'oignons, parfois de choucroute, voire même de fruits. On retrouve aussi deux sortes de choux farcis, les holubtsi: l'un farci au riz parfumé; l'autre au sarrasin.

On ajoutera sur la table une purée d'haricots blancs avec de l'oignon et de l'ail; une kapusta, ou choucroute avec des oignons; des salades et parfois des betteraves ou des champignons marinés.


Le service du dessert se fait en deux temps: on apporte tout d'abord l'uzvar, une compote de fruits secs - prunes, abricots, pommes, figues - qu'on a fait tremper toute la nuit avant de les cuire dans le miel, puis un assortiment de pampushky, de petites pâtisseries légèrement frites et farcies de graines de pavot ou de fruits secs.

Par Kiev Accueil
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 27 septembre 2008

En quittant Kiev par la route, tournez le dos au Sud, destination estivale traditionnelle, pour remonter vers le Nord et vous égarer quelque peu dans l’Oblast de Tchernihiv (Чернігів).  L’une des plus vastes du pays, la région, proche de la Russie, ne compte que 2 % de la population ukrainienne. L’atmosphère y est calme et rurale, et les paysages vastes et empreints d’une grande sérénité, particulièrement au printemps quand les très nombreux cours d’eau débordent et inondent leur lit. Hors votre esprit, qui devra être ouvert au vagabongage, munissez-vous impérativement d’une bonne carte topographique : vos pas vous méneront vers de simples villages et une échelle qui dépasserait le 1/50 000 vous contraindrait à héler des locaux susceptibles de vous répondre dans un mélange de russe et d’ukrainien. Dépaysement garanti ...

Après être sortis de Kiev par la route de Tchernihiv (empruntez le pont du métro), entrez dans la localité de Brovary (Бровари) et prenez sur votre droite, à l’intersection. Vous quittez la grand route de Tchernihiv et empruntez celle de Prilouky (Прілуки). Continuez tout droit et ignorez le panneau qui vous annonce « Prilouky 180 km », c’est une erreur ... d’environ 80 km ...

Juste avant Prilouky, vous arrivez à un grand rond point (station service à votre droite) qui vous indique, sur un petit panneau bleu un peu atypique, « houstynskyi Monastir » (Гусьтиский Монастир). Continuez tout droit. Le prochain panneau vous indiquera, sur votre gauche, dans une campagne (presque) oubliée de Dieu et des hommes, ou rien ne semble avoir changé depuis l’epoque de la Grande Catherine, le village de Houstynia (Гусьтиня).

Votre première halte vous amène dans un village d’à peine 150 habitants. Vaches, oies et autres animaux domestiques voguentt en toute liberté. Devant vous, quelques coupoles d’or dans des murs rose pastel, vous signalent le Couvent. Abritant originellement une communauté de moines, celui-ci, superbe ensemble du tout début du XVIIème siècle où il fait bon flâner, accueille aujourd’hui des sœurs. Contrairement à certains monastères ou couvents, souvent du Patriarcat de Moscou, la circulation dans l’enceinte du Couvent se fait sans problèmes, et si vous maîtrisez suffisamment le russe, vous pouvez même engager la conversation avec l’une des sœurs.
La grande église de la Trinité se visite  librement. Les décorations intérieures ont été refaites mais, comme souvent chez les Orthodoxes, simplicité et quiétude donnent à l’endroit un charme particulier. L’autre édifice cultuel, l’Eglise de la Résurrection, n’est pas accessible.

Pour aller plus loin : En ressortant, un panneau (que vous aurez peut-être déjà remarqué à l’aller) vous indique Katchanivka (Качанівка) qui, sis à 35 km (compter ½ heure), est votre prochaine étape.  Là, se dresse, dans un parc immense quelque peu à l’abandon, un magnifique palais des XVIIIème-XIXème où séjournèrent, entre autres Chevtchenko, Gogol, les peintres Répine et Vroubel. Possibilité de loger dans une des ailes.

Descriptif détaillé ou renseignements par téléphone via KievAccueil.
Par Kiev Accueil
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 12 avril 2008

Profondément ancrée dans les traditions et la vie ukrainienne, la Pâque orthodoxe est l’un des évènements religieux les plus importants et attendus. Pâque est un jour de fête et d'allégresse où tous les interdits du Carême sont levés.

Revenons aux sources pour comprendre… Le jour de Pâque célèbre la résurrection du Christ. C'est le jour où les saintes femmes se rendirent à son tombeau pour découvrir qu'il était vide. Sur le chemin du retour elles rencontrèrent Jésus ressuscité et commencèrent à répandre la bonne nouvelle. Cette fête, plus populaire encore que Noël, revêt une grande importance en Ukraine. Elle coïncide avec l’annonce du printemps, tant désiré, après un hiver long et parfois rude. Elle apporte la joie, symbolise la vie, le renouveau...

Les orthodoxes se préparent à cette fête de Pâque pendant sept semaines. On appelle cette période le grand carême qui commence le Lundi Pur, le lendemain du dimanche gras « maslenitsa ». L'importance et la rigueur du carême dans l'Église orthodoxe sont à la mesure de l'importance que celle-ci prête aux fêtes de Pâques.

Après le carême, enfin, la veillée Pascale (samedi Saint). Souvent en vêtements traditionnels, chacun apporte dans un panier recouvert d'une écharpe blanche soigneusement brodée, la Paska (brioche typique) ainsi qu'une petite portion de tous les mets qui seront consommés au repas pascal.

Entourant les places des églises, chacun attend le cérémonial et la bénédiction du pope. A ce moment là, le linge est enlevé et les paniers bénis. Les fidèles rentrent chez eux partager en famille le repas traditionnel. La semaine suivante, les orthodoxes se saluent en disant "christ est ressuscité".

Vivez Pâques avec les ukrainiens dès samedi soir 26 avril en vous rendant dans l’église de votre choix pour assister aux offices les plus beaux de la liturgie orthodoxe. La messe pascale débute à minuit et

dure entre deux et quatre heures selon les lieux. Ensuite, une bénédiction est donnée toutes les heures jusque vers 10 heures du matin. Une messe est donnée en début de soirée pour ceux qui ne peuvent se déplacer dans la nuit. Pratique mais moins authentique.


Mais alors, pourquoi 2 calendriers ?

Après le Ier concile de Nicée en 325, il fut décidé que le calcul de la date de Pâque se ferait selon une règle fixe. Ainsi, Pâque correspond au premier dimanche qui suit la première pleine lune de Printemps. En revanche, la date peut varier suivant la longitude de la ville où l'on effectue l'observation. Les catholiques choisissent Rome.

Plus tard, la différence des pratiques entre les églises occidentales et les églises orthodoxes se fit ressentir. Les premières adoptèrent le calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII) basé sur le mouvement du Soleil et les saisons, pour calculer la date de Pâque, alors que les dernières conservèrent l’utilisation du calendrier julien originel, basé sur le calendrier lunaire, imposé par Jules César en 45 avant JC.
La différence essentielle entre les deux calendriers est la définition des années bissextiles. Catholiques et orthodoxes fêtent la Pâque tous les quatre ans ensemble !

Par Kiev Accueil
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 1 avril 2008
www.kyrylo.com

Le regard d'un jeune photographe, Cyril Horiszny sur l'Ukraine, sa patrie de coeur, et la France, son pays natal, à moins que ce ne soit le contraire...

Un regard vif sur l'Ukraine d'aujourd'hui, tout en contrastes et en contradictions.

Par Kiev Accueil
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés